La pensée du jour !
Charles De Gaulle
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Le blog de Laurent Fuentes |
L’année 2009 s’achève dans un climat de morosité économique, pondérée, il est vrai, de quelques bonnes nouvelles comme par exemple le vote au parlement du texte modifiant la loi organique et qui vient clarifier le principe dit des 5 ans de résidence.
A mon sens, 2010 ressemblera à une partie de trapèze sans filet où il sera capital de prendre rapidement les bonnes décisions afin de relancer l’activité économique même si, je le sais, il nous faudra continuer de conjuguer nos ambitions avec une concurrence « dollars » de plus en plus lourde à supporter.
Pour autant, je crois aux qualités intrinsèques des entreprises de Saint-Martin, de celles et ceux qui les dirigent et de celles et ceux qui y travaillent et j’entends ça et là poindre des projets ambitieux et novateurs.
En 2010, plus qu’avant, il faudra prendre acte de nos fondamentaux économiques dictés par la nécessité d’une activité touristique prospère, et génératrice de croissance et d’emplois.
Je crois en un secteur socioprofessionnel créateur d’idées et porteur d’alternatives et je dis à mes amis politiques d’être plus à l’écoute de leurs associations et de leurs représentants car je ne pense pas que le processus d’une évolution statutaire réussie puisse se passer d’une économie prospère au bénéfice du plus grand nombre.
Bonne année 2010.
Des précisions suite à l’interview du Saint-Martin’s Week :
Madame, Monsieur,
Dans votre édition du 9 Novembre 2009, vous rapportez en page 6 un extrait d’une très courte interview « sur le pouce » que j’ai accordée à votre journaliste parisien au sortir de la cérémonie de rétrocession des états généraux de l’outre-mer par le président de la république le 6 Novembre.
Si je ne me connaissais pas, je serais tenté de penser, en me lisant, que je suis frappé de dyslexie ou bien encore que je fus distrait pendant l’allocation du chef de l’état.
Quelques précisions s’imposent :
A la question posée par votre correspondant (Qu’avez-vous retenu du discours du président et des EGOM en général ?) j’ai effectivement insisté sur les diversités entre les outres-mers et sur la nécessité de prendre en compte les spécificités des collectivités ultramarines (11)… à fortiori lorsque l’on mène une réflexion stratégique. En effet, comment imaginer qu’une recommandation s’adressant à Saint-Pierre et Miquelon puisse s’appliquer sans adaptation et ipso-facto à Mayotte ou encore Wallis et Futuna.
A cet égard, les propos du chef de l’état furent sans équivoque et je le remercie pour cela.
J’ajoute que les travaux du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) et plus particulièrement du groupe de l’outre-mer (Forum des outres-mers européens en Novembre 2008) dans lequel je siège ont effectué un travail considérable pour que ces différences soient intégrées dans tous les dossiers et tous les projets.
Concernant l’exemple de la viande brésilienne, j’ai voulu rapporter les aberrations auxquelles sont soumises certains de nos territoires. Ainsi, et je cite le chef de l’état : « Le commerçant guyanais ne peut acheter de viande brésilienne …. ou plutôt si, si il la fait venir de Rungis ». De ce point de vue là, je retiens du discours du Président la volonté de casser certains tabous ou usages qui empêchent la plupart du temps nos collectivités de commercer dans leur environnement géographique propre. Il en va ainsi de la proposition du CIOM spécifique à Saint-Martin et qui tend à « améliorer l’adaptation des normes communautaires aux réalités locales en renforçant la mise en œuvre de l’article 299-2 du traité CE ».
Enfin, et chaque observateur l’aura constaté, si l’on ne peut faire l’économie de mesures d’ordre général, d’adaptation de certaines règles européennes ; si on ne peut que se féliciter que les EGOM induisent par ailleurs un renforcement des services de l’état …. il n’en demeure pas moins que l’avenir de Saint-Martin se décide principalement au sein de ses instances propres. En ce sens, il est important que la majorité au Conseil Territorial de la COM poursuive son travail de réforme tout en s’appuyant, lorsque cela est nécessaire, sur sa représentation nationale (Sénat, CESE).
J’ajoute, en ma qualité de membre d’une assemblée des socioprofessionnels, qu’il me semble que les associations de commerçants, d’entrepreneurs etc. devraient être plus formellement et plus régulièrement consultées par les instances politiques de la COM dans le cadre des orientations stratégiques et économiques de notre territoire.
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