La pensée du jour !

La politique et l’économie sont liées l’une à l’autre comme le sont l’action et la vie.

Charles De Gaulle
Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 12:14

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Par ses deux décisions n° 2006-572 DC et 2006-573 DC du 8 janvier 2009, le Conseil constitutionnel a renforcé les garanties du redécoupage électoral à venir en limitant les exceptions à la règle fondamentale selon laquelle l'Assemblée nationale doit être élue sur des bases essentiellement démographiques. Par sa décision n° 2008-4518 du même jour, il a rejeté la requête contestant les élections sénatoriales du 21 septembre 2008 dans le département de l'Ardèche.

1° La loi organique portant application de l'article 25 de la Constitution a été automatiquement soumise au Conseil constitutionnel en application des articles 46 et 61 de la Constitution.

A la suite de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, cette loi organique organise le retour au Parlement français du parlementaire cessant ses fonctions de membre du Gouvernement. Elle a été jugée conforme à la Constitution à une exception près.

Cette loi organique comportait des dispositions (second alinéa des articles LO 176 et LO 319 du code électoral et dernier alinéa de l'article LO 320 du même code) rendant définitif le remplacement d'un parlementaire ayant accepté des fonctions gouvernementales et renonçant à reprendre l'exercice de son mandat avant l'expiration d'un délai d'un mois suivant la cessation de ces fonctions gouvernementales. Cette disposition a été censurée par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2008-572 DC du 8 janvier 2009. En conférant un caractère définitif au remplacement du parlementaire ayant accepté une fonction gouvernementale, ces dispositions méconnaissaient le deuxième alinéa de l'article 25 de la Constitution qui ne prévoit, dans ce cas, qu'un remplacement temporaire.

2° La loi relative à la commission prévue à l'article 25 de la Constitution et à l'élection des députés a été déférée au Conseil constitutionnel par plus de soixante députés et par soixante sénateurs.

Deux de ses dispositions ont été censurées comme non conformes à la Constitution (décision n° 2008-573 DC du 8 janvier 2009) :

- L'article 2-II-1° de la loi prévoyait que les opérations de redécoupage des circonscriptions législatives, mises en oeuvre sur des bases essentiellement démographiques, pouvaient faire l'objet d'adaptations justifiées par des motifs d'intérêt général " en fonction notamment de l'évolution respective de la population et des électeurs inscrits sur les listes électorales ". Le Conseil constitutionnel a censuré cette règle qui prévoit de faire varier dans certaines circonscriptions les bases démographiques à partir desquelles sont répartis les sièges de députés et méconnaît donc le principe d'égalité devant le suffrage.

- Le deuxième alinéa du 1° du paragraphe II de l'article 2 disposait que " le nombre de députés ne peut être inférieur à deux pour chaque département ". Cette règle a été censurée par le Conseil constitutionnel. Depuis 1986, la population des départements français a augmenté de plus de 7 600 000 personnes alors que le nombre de députés élus dans ces départements doit être réduit pour tenir compte de la nouvelle représentation à l'Assemblée nationale des Français établis hors de France. Eu égard à l'importante modification de ces circonstances de droit et de fait, le maintien d'un minimum de deux députés pour chaque département n'est plus justifié par un impératif d'intérêt général susceptible d'atténuer la portée de la règle fondamentale selon laquelle l'Assemblée nationale doit être élue sur des bases essentiellement démographiques.

Dans sa décision n° 2008-573 DC, le Conseil constitutionnel a également formulé diverses réserves d'interprétation :

- Les députés élus dans les collectivités d'outre-mer doivent également être élus sur des bases essentiellement démographiques. Aucun impératif d'intérêt général n'impose que toute collectivité d'outre-mer constitue au moins une circonscription électorale. Il ne peut en aller autrement, si la population de cette collectivité est très faible, qu'en raison de son particulier éloignement d'un département ou d'une collectivité d'outre-mer.

- Les exceptions aux règles de redécoupage, par exemple la règle du territoire continu d'une circonscription ou celle des écarts limités de population entre circonscription, ne pourront être utilisées que dans une mesure limitée et en s'appuyant sur des impératifs précis d'intérêt général.

- Le nombre de députés représentant les Français établis hors de France devra être fixé en fonction de la totalité de la population inscrite sur les registres consulaires.

- La délimitation des circonscriptions des députés représentant les Français établis hors de France devra, sauf exception spécialement justifiée par des considérations géographiques, tenir compte de l'écart maximum de 20 % toléré entre la population de chaque circonscription et la population moyenne, prévu pour les départements et les collectivités d'outre-mer.

3° Lors de la même séance du 8 janvier 2009, le Conseil constitutionnel, juge de la régularité de l'élection des sénateurs en application de l'article 59 de la Constitution, a, dans sa décision n° 2008-4518, rejeté la requête dirigée contre les élections sénatoriales dans le département de l'Ardèche.

Par Laurent Fuentes - Publié dans : points de vue
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /2009 14:47

Un papier intéressant de JM Aphatie

Proche-Orient: où est passé Barack Obama?

Par Jean-Michel Aphatie le 6 janvier 2009, 09:47 - Lien permanent


La coïncidence était fâcheuse, prévisible sans doute, inévitable peut-être. Nicolas Sarkozy, debout derrière un pupitre, à Ramallah, aux côtés du président du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, réclamait un arrêt des combats à Gaza au moment même où l’on apprenait que l’armée israélienne, sur instruction de son gouvernement bien sûr, intensifiait son action sur le terrain et livrait ses plus durs combats contre les miliciens du Hamas. Le camouflet diplomatique apparaissait d’autant plus spectaculaire que le président de la République française était attendu ensuite à Jérusalem pour un dîner avec le premier ministre israélien, Ehud Olmert.

Cette séquence a dit mieux que toutes les analyses l’indifférence des dirigeants hébreux à la tentative de médiation française. Ce constat ne suffit pas à condamner, ou à regretter, la démarche de Nicolas Sarkozy. Il faut même saluer son déplacement au Proche-Orient, malgré l’aggravation de la situation, car elle a gommé l’impression d’indifférence de l’Occident devant la crise et ses malheurs. Il faut, malgré tout, prendre note de la leçon involontaire de la tentative diplomatique française. Il n’existe, pour ces affaires complexes du Proche-Orient, qu’un acteur susceptibles d’influencer les protagonistes de cette terrible partie, et cet acteur, nous le connaissons tous: le président des Etats-Unis.

Qui est président des Etats-Unis. Formellement, George Bush, politiquement, parce qu’il a été élu, brillamment élu même le 4 novembre dernier, Barack Obama. Un processus terriblement archaïque de transition abominablement lente des pouvoirs permet aujourd’hui à Barak Obama de se réfugier derrière une date fétiche, le 20 janvier, pour éviter d’intervenir dans le débat proche-oriental. On voit bien que l’attente de cette date n’est qu’un prétexte, qu’une hypocrisie comme en fourmille la politique, là bas comme ici.

En effet Barack Obama est très présent dans le débat économique américain. Actuellement, il intervient tous les jours, sous une forme ou sous une autre, pour houspiller les parlementaires US afin qu’ils adoptent sans tarder son gigantesque et coûteux, si cela se trouve ruineux de plan de relance de l’activité. Un plan à crédit, là bas comme ici, nous ne nous copions pas mais nous nous ressemblons. Enfin, là n’est pas le débat. Quand cela l’arrange, Barack Obama est déjà président. Et quand ça le dérange, il ne l’est pas encore.

La duplicité pourrait être considéré comme une marque de savoir faire politique. Seulement, en la circonstance, des gens meurent, des combattants certes, mais des civils aussi, des adultes, et des enfants, des hommes, et des femmes, des vieillards, des personnes qui n’ont que le tort et la faute de se trouver dans cette bande de terre maudite, Gaza, où nous dit-on, se concentre là, sur quelques dizaines de kilomètres carrés, l’une des densité humaine les plus importantes au monde.

Les mots de Barack Obama, son analyse, seulement cela qui est mois que des décisions, pourrait peser sur le drame qui se noue, pourrait en influencer le déroulement, peut-être en hâter le terme. C’est une responsabilité terrible de se taire et de se cacher quand le drame fabrique l’histoire.

Il faut pointer enfin le silence à propos du silence. Dans sa diversité, la presse si vive à critiquer ou à moquer, donc souvent à mettre les dirigeants face à leurs responsabilités, ne dit rien à propos d’Obama, ne manifeste aucune exigence vis-à-vis de lui. Elle le regarde, la presse, dans toute ses composantes, avec les yeux de Chimène, amoureuse de l’animal politique, et quel bel animal en effet, séduite jusqu’à e perdre distance et sens critique.

Ce silence de la presse, cette connivence de fait, qui se dissipera sans doute sous l’effet des contraintes et des contradictions de l’exercice réel du pouvoir, révèle une faiblesse sans doute alimentée par une pensée très profonde, presqu’archaïque, d’une source lointaine en tout cas. les communautés humaines ont besoin d’aimer, d’admirer, de contempler un reflet qui renvoie une image plus grande et plus belle que la perception que nopus avons trop souvent de l’humanité.

Après le désastreux magistère de George Bush, où ont triomphé le cynisme et la vulgarité, le mensonge et la bêtise, nous regardons Barack Obama tel que nous voudrions voir les dirigeants et la politique et non pas tels qu’ils sont, tels que nous les rêvons dans notre recherche de la perfection, et non pas tels qu’ils sont dans leur humanité imparfaite.

A chaque fois, ces périodes d’amour, comment les nommer autrement, ont seulement précédé d’intenses désillusions. Pourquoi en irait-il autrement cette fois ci? Et pourquoi une fois n’en irait-il pas autrement? 

Par Laurent Fuentes
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /2009 20:27

Il y a bientôt 600 jours, la collectivité prenait son envol. 600 jours, c’est à la fois beaucoup et peu.

 

Beaucoup : La mutation s’est accomplie dans un environnement local, national et mondial moins favorable que nous l’espérions. Le contexte économique, déjà fragilisé depuis le 11 septembre 2001 et les effets d’un dollar déprécié face à l’euro (dont la stratégie de gestion veut qu’il soit « fort »), a encore plus pesé sur notre situation en 2008. Plus encore, Saint-Martin n’est pas épargnée par les effets destructeurs de la crise financière et économique qui frappe toute la planète.

 

Du coup, certaines « raideurs » inattendues sont apparues dans les négociations conduites avec nos divers partenaires, plus particulièrement l’État, à propos de l’application de la loi statutaire. Ainsi, par exemple, le dossier sensible de la « compensation des transferts de charges » n’est toujours pas réglé, ce qui nous a empêché, jusqu’ici, de disposer de toute la visibilité nécessaire en matière budgétaire.

 

Peu : La route est encore longue. Un considérable travail reste à accomplir pour mener à bien le changement et les effets tangibles des lois appliquées depuis Juillet 2007 ne seront visibles et palpables qu’à moyen et long terme.

 

Pour 2009, je souhaite que les socioprofessionnels soient, encore plus qu’auparavant, force de prospectives et propositions. Au fait même des réalités de terrain et de marché, les « socios » devront, à mon sens, encore plus contribuer à la marche en avant de la collectivité de Saint-Martin. Il leur appartient désormais de se déterminer à cet égard sans exclusive et dans le cadre de leurs instances représentatives.

 

Pour ma part, je reste convaincu que la voie ouverte par le changement statutaire est la bonne et que l’avenir, au prix des décisions nécessaires (même celles qui pourront paraître a prioriimpopulaires), est au succès de toute la société saint-martinoise, riche de sa diversité.

 

Bonne et heureuse année 2009 !

Par Laurent Fuentes
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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /2008 13:56

Extrait de www.échos.fr St-Martin :

le gouvernement pourrait annuler le versement de l'octroi de mer [ 30/12/08 - 10H49 - AFP ]

Le gouvernement va étudier l'annulation par le conseil constitutionnel de la disposition du collectif budgétaire 2008 sur le versement à Saint-Martin d'une partie des recettes d'octroi de mer de la Guadeloupe, ont indiqué mardi les ministères de l'Economie et du Budget. Saint-Martin, ancienne commune de la Guadeloupe, est une collectivité d'Outre-mer indépendante depuis la réforme constitutionnelle de 2007. "Le gouvernement prend acte de l'annulation, totale ou partielle, de six articles de la loi de finances rectificative pour 2008", soulignent les deux ministères dans un communiqué. "Le gouvernement étudiera, notamment, avec la collectivité de Saint-Martin la réponse à apporter à l'annulation de la prolongation du bénéfice de l'octroi de mer à son profit, dans le respect des intérêts des différentes collectivités", ajoutent-ils. Le conseil constitutionnel, saisi par des députés PS, a censuré lundi six dispositions du collectif budgétaire 2008, dont une qui aurait permis à Saint Martin de continuer à bénéficier pendant trois ans d'une partie du produit de l'octroi de mer perçu en Guadeloupe. Il a considéré qu'elle n'avait pas sa place dans une loi de finances qui porte sur les recettes et charges de l'Etat et non celles des collectivités locales. L'octroi de mer, une vieille taxe coloniale qui frappe principalement les produits importés dans les DOM, assure d'importantes recettes aux collectivités régionales et aux communes ultra-marines.

Par Laurent Fuentes
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /2008 15:47

Je suis tenté (et d'ailleurs, je le fais) de reprendre à mon compte un propos entendu dans les couloirs de l'hôtel de la collectivité et dont, par correction, je tairais le nom de l'auteur. Je ne garantis pas l'exactitude à la virgule près :

" ... finalement l'appartenance à la société saint-martinoise n'est pas le privilège d'une communauté ou d'une autre. L'appartenance à une société, ça porte un nom, c'est la citoyenneté. Et à mon sens, il y a deux expressions minimums de cette citoyenneté, c'est d'une part l'inscription sur la liste électorale de là où l'on vit et d'autre part le paiement de l'impôt..."


Même si des commentaires peuvent y être apportés, ces mots sont intéressants. J'ajoute qu'en effet, il me parait curieux (doux euphémisme) de prétendre "aimer son île" sans y voter pour certains et sans y payer le moindre impôt pour d'autres.

A bon entendeur !

Par Laurent Fuentes - Publié dans : points de vue
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /2008 15:11
Réforme du Conseil économique et social 13 ème législature

Question écrite n° 00195 de M. Richard Yung (Français établis hors de France - SOC)

  • publiée dans le JO Sénat du 28/06/2007 - page 1094

M. Richard Yung attire l'attention de M. le Premier ministre sur la composition et le fonctionnement du Conseil économique et social. Depuis le début de la cinquième République, le Conseil économique et social souffre d'une très mauvaise image. Certaines critiques semblent excessives et injustes car le CES est une assemblée qui a l'avantage de permettre à la société civile de s'exprimer sur de nombreux sujets et de décrisper les débats qui suscitent de vives polémiques. Cependant, la composition du CES ne correspond pas à la réalité de la société française contemporaine : les femmes y sont largement minoritaires, l'agriculture y est surreprésentée et les personnalités qualifiées nommées par le Premier ministre sont trop nombreuses. D'autre part, le Parlement ne dispose actuellement d'aucun pouvoir de contrôle des comptes du CES. Il souhaite donc savoir si le gouvernement envisage de réformer cette assemblée afin d'en améliorer la représentativité et le contrôle budgétaire.


Réponse du Premier ministre

  • publiée dans le JO Sénat du 28/02/2008 - page 382

Le Conseil économique et social est une assemblée constitutionnelle consultative qui favorise, par la représentation des principales activités économiques et sociales, la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement. Le Conseil économique et social examine et suggère les adaptations économiques ou sociales rendues nécessaires notamment par les techniques nouvelles. Le Conseil économique et social est donc investi d'une triple mission : conseiller le Gouvernement et participer à l'élaboration de la politique économique et sociale ; favoriser à travers sa composition (233 membres désignés par les organisations économiques et sociales ou nommés par le Gouvernement) le dialogue entre les catégories socioprofessionnelles dont les positions, différentes à l'origine, se rapprochent dans l'élaboration de propositions d'intérêt général ; contribuer à l'information des assemblées politiques. Depuis 1958, le Conseil économique et social s'est affirmé comme un organe très important au bon fonctionnement des institutions. Par la qualité des avis qu'il a pu rendre, il a permis d'éclairer les Gouvernements dans les choix qu'ils devaient opérer. Pour continuer de remplir sa précieuse mission de conseil, le Conseil économique et social doit demeurer, comme le souligne l'honorable parlementaire, pleinement représentatif de la société française. Le Conseil économique et social comprend 233 conseillers répartis en 18 groupes de représentation. La durée de leur mandat est de cinq ans. Les modes de désignation de ces conseillers obéissent à des règles différentes. 163 d'entre eux sont désignés par les organisations socioprofessionnelles dont : 69 par les organisations syndicales représentatives des salariés du secteur public et du secteur privé ; 65 par les organisations professionnelles représentant les entreprises privées, industrielles, commerciales, artisanales et agricoles, et les professions libérales ; 19 par les organismes de la coopération et de la mutualité ; 10 par les associations familiales. Les 70 autres conseillers sont nommés par le Gouvernement dont : 17 sur proposition des organismes consultatifs compétents pour les représentants des entreprises publiques, de la vie associative et des Français établis hors de France ; 11 après consultation des organisations professionnelles les plus représentatives des départements, territoires et collectivités territoriales à statut particulier d'outre-mer ; 2 au titre de l'épargne et du logement ; 40 parmi des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique ou culturel. Aux 233 conseillers s'ajoutent 72 membres de section désignés par le Premier ministre pour deux ans et qui tiennent un rôle d'expert auprès de la section qui les accueille ; il est procédé aux nominations par moitié chaque année. Le Gouvernement, responsable d'une partie des nominations au Conseil économique et social, s'efforce pour sa part de garantir la représentation de la diversité de la société française, notamment par la représentation des différents domaines d'activité professionnelle ainsi que celle des femmes. Pour tenir compte des évolutions de la société, notamment les évolutions de la représentativité des organisations professionnelles ou syndicales appelées à désigner des membres, le Gouvernement est amené régulièrement à proposer au législateur organique de modifier la composition du Conseil économique et social ou modifie lui-même par voie réglementaire la répartition des sièges entre les différentes organisations qui y pourvoient, comme en témoignent plusieurs modifications apportées à l'ordonnance n° 58-1360 du 29 décembre 1958 portant loi organique relative au Conseil économique et social ainsi qu'au décret n° 84-558 du 4 juillet 1984 fixant les conditions de désignation des membres du Conseil économique et social. Au plan budgétaire, le Conseil économique et social relève en loi de finances de la mission « conseil et contrôle de l'État » où ses crédits sont regroupés dans un programme qui lui est propre, afin d'assurer le respect de la spécificité du Conseil économique et social, consacrée par le titre XI de la Constitution. Le contrôle du Parlement sur le vote des crédits du Conseil économique et social est donc de même nature que celui qu'il exerce sur les autres crédits ouverts par la loi de finances. Le rapporteur spécial de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la nation du Sénat sur le projet de loi de finances pour 2007 relevait que s'est progressivement imposée au sein de ce programme une logique de performance, en conformité avec les préconisations et l'esprit de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF) même si les spécificités inhérentes au rôle et aux fonctions du Conseil économique et social rendent difficilement applicable une mise en oeuvre stricte de la logique de résultat issue de la LOLF. S'agissant de l'exécution de la dépense, le Conseil économique et social est régi par l'ordonnance n° 58-1360 du 23 décembre 1958 portant loi organique relative au Conseil économique et social qui ne prévoit pas de contrôle financier ni de comptable public. Le décret n° 59-601 du 5 mai 1959 relatif au régime administratif et financier du Conseil économique et social dispose néanmoins que les opérations de recettes et de dépenses du Conseil sont regroupées dans un compte annuel auquel sont annexées les pièces justificatives. Ce compte est approuvé par les questeurs. Il est présenté par le président du Conseil économique et social à la Cour des comptes.

Par Laurent Fuentes - Publié dans : points de vue
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /2008 15:08

Proposition de synthèse concernant la réforme du Conseil Economique et Social

La conduite de politiques novatrices - notamment dans les domaines de "l’environnement" - autour du concept de "développement durable", implique une participation active de la société civile, c’est-à-dire des citoyens et de leurs associations. A côté de la démocratie délibérative et pour l’éclairer la démocratie participative doit occuper une place nouvelle.

 

Animer de façon permanente des débats publics sur toutes les grandes questions de Sociétés auxquelles les Français doivent faire face, cela implique la création d’un mécanisme lui aussi pérenne ; une réforme profonde du Conseil Economique et Sociale (CES) - associé aux Comités Economiques et Sociaux Régionaux (CESR) - doit le permettre. Cela passe en particulier par une refontes des 3 articles (69 à 71) que la Constituion consacre au CES ainsi que de la loi organique le concernant.
 

La composition actuelle du CES exprime des "équilibres" anciens, qui ne sont plus pertinents, en particulier parce qu’ils ne font aucune place aux mouvements associatifs qui expriment les problématiques de la défense de l’environnement et plus encore, du développement durable. La recomposition du CES peut donner lieu à des dosages divers mais il y a un accord général pour demander, lors du "Grenelle de l’environnement", que ces associations y aient désormais des représentants, en proportion significative. Le nouveau nom de cette Assemblée pourrait alors devenir Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE).

La Commisson Nationale de Développement Durable (CNDD) devrait être maintenu comme lien de coordination, d’échanges, de réfléxions et de propositions ; elle serait également source d’expertise pour des débats organisés par le CESE, le développement d’une expertise pluraliste, dans tous les domaines, constituant une exigence démocratique. Le CESE serait chargé de missions nouvelles, s’ajoutant à celles qui sont déjà les siennes, concernant toutes les facettes du développement durable. Saisi par le gouvernement, par le Parlement ou auto-saisi, le CESE devrait débattre et organiser des débats citoyens, à l’échelle du pays ; sur les politiques à mettre en oeuvre dans les domaines économiques, écologiques et sociaux dont la combinaison doit "produire" du développement durable.

Pour accomplir cette mission, le CESE devra non seulement oeuvrer "en réseau" avec les CESR (dont la composition doit refléter la même diversité que celle du CESE) rebaptisés Comités Economiques Sociaux et Régionaux (CESR) mais aussi organiser des débats publics c’est-à-dire avec la participation des citoyens.

Tout en s’inspirant de la méthodologie (en particulier du tier garant) développé depuis dix ans par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), il conviendra d’obtenir la participation obligatoire de l’audiovisuel, privé comme public, à la mise en oeuvre de cette étape renforcée de démocratie participative. La CNDP devrait cependant demeurer renforcée par propositions qu’elle a formulées, sa compétence faisant du débats publics qu’elle organise, des instruments spécifiques n’empiétant pas sur les nouvelles compétences du CESE et du CESER.

Ainsi pourra être constitué un forum permanent d’information et de débat public, donnant une meilleure assise au fonctionnement des institutions démocratiques délibératives et décisionnelles.

Par Laurent Fuentes - Publié dans : points de vue
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 18:09

L'un des derniers rapports et avis du CESE en cette année 2008 concerne les activités économiques dans le monde liées à l'eau.

Outre le travail de haute facture proposée par son rapporteur Marie José KOTLCKI, cet avis a rencontré une large contribution du groupe de l'outre mer dont je fus en l'occurrence le représentant dans la section en charge de ces travaux.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pouvez télécharger le rapport de la section des activités productives.

link


A bientôt

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 17:43

JOYEUX NOEL
&
BONNE ANNEE 2009



HAPPY CHRISTMAS
&
A HAPPY 2009

Par Laurent Fuentes
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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /2008 16:27

Une bien belle décharge en vérité !!!

Érigée depuis quelques semaines sur la route flambant neuve "du tri postal" de Spring-Agrément, une jolie colline au fumet original vient nous faire montre que face aux enjeux de l'environnement, du civisme et de la solidarité, certains habitants de Saint-Martin ... se grattent le dos et se comportent comme de véritables mécréants.

Par Laurent Fuentes
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