La pensée du jour !

La politique et l’économie sont liées l’une à l’autre comme le sont l’action et la vie.

Charles De Gaulle
Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /2008 15:09

Le 9 Décembre dernier, le groupe de l'outre-mer au conseil économique, social et environnemental organisait, dans le cadre des forums d'iéna, un colloque baptisé « Une ambition pour les Outre-mers, un enjeu pour l'Europe ».


Je n'ai pas la prétention de vous faire ici le résumé d'un évènement qui regroupa spécialistes, commissaires européens, membres des CESR et CESC, ministres (Mme Alliot-Marie, M. Jégo), l'ancien premier ministre Michel ROCARD dont on connaît le rôle prépondérant dans l'évolution de la société néo-calédonienne...


Je veux simplement vous livrer les sentiments et les ressentis profonds qui ont été les miens durant ce colloque.


Tout d'abord je veux dire à quel point j'ai été frappé par la méconnaissance mutuelle qui existe entre les outre-mers européens. Que savons-nous de Madère ou de la Réunion, que sait de nous un élu des Iles Canaries ou de Mayotte. Bien peu de choses en  vérité.


Même si l'Assemblée des Conseils Économiques et Sociaux Régionaux de France fait un travail remarquable de rapprochement entre les sociétés civiles des régions de France et d'outre-mer, il n'existe pas de plateforme opérationnelle qui permette :


   .de mieux connaitre les autres RUP et PTOM

   .d'y favoriser les échanges économiques

   .de s'inspirer de ce qui est déjà fait ailleurs



De ce point de vue là, le colloque a montré la nécessité d'une meilleure connaissance réciproque des outre-mers européens. J’appelle de mes vœux la mise en place d’une telle structure.


Le colloque, et plus précisément les conversations que j'ai pu y avoir avec des responsables de CESR comme la Réunion par exemple, me portent à penser que plus que jamais les CESR (et CESC) ont un rôle primordial dans la construction des jeunes collectivités. Mais qui dit construction dit force de proposition... et de ce point de vue là, il a lieu de rappeler le rôle des CESR et CESC qui par le levier de leur auto saisine peuvent et doivent être le vivier d’idées et axes nouveaux dans le développement économique de leurs collectivités respectives.

 

En conclusion, je voudrais vous livrer une dernière observation sur notre tissu économique saint-martinois. En effet, n’en déplaise à certains, je crois que si le tourisme doit demeurer le secteur principal de notre économie, il n’en reste pas moins vrai que nous devons mener une réflexion courageuse sur notre besoin et notre capacité à diversifier notre économie. En résumé qui dit  principal ne dit pas exclusif ou unique et le liste exhaustive des futurs secteurs productifs potentiels doit être rédigée sans tarder.

 

De ce point de vue, les politiques ont un rôle capital tant au niveau des orientations que des accompagnements [notamment fiscaux] des secteurs à développer.

 

Par Laurent Fuentes - Publié dans : St-Martin économie
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /2008 13:48

Belle contribution de notre ami Alain qui nous a trouvé cette délicieuse citation de Thomas JEFFERSON en 1802

"I believe that banking institutions are  more dangerous to our liberties than standing armies. 
If the  American people ever allow private banks to control the issue of  their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the banks will deprive the  people of all property until their children wake-up homeless on the  continent their fathers conquered."




"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat.
Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"

 


Par Laurent Fuentes
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 18:00
Lors de la séance du 23 septembre 2008 qui examinait l'avis sur la Mondialisation, notre collègue Christian LEDEE Conseiller de Saint-Barthélemy est intervenu au nom du groupe de l'outre-mer pour en présenter l'analyse.

Voici un extrait de cette intervention :

" Il faut peut-être qu'au lycée, l'initiation aux sciences économiques et sociales soit intégrée aux enseignements obligatoires et qu'elle ne soit pas présentée comme une simple option (facultative) en classe de seconde."

Dans son édition de ce Dimanche 14 Décembre 2008, le Journal du Dimanche JDD reprend les propos de Xavier DARCOS au sujet de la réforme du lycée :
 
" Dans cette nouvelle classe de seconde, le " tronc commun " ( matières obligatoires ) comprendra ( ...) les sciences économiques, indique le Ministre en soulignant que cette dernière matière n'était jusque-là " qu'une option". " La situation actuelle a montré combien la compréhension des mécanismes économiques était importante", souligne Xavier Darcos qui ajoute que cet enseignement se fera " à raison d'une heure et demie par semaine".
 
Le Ministre aurait-il lu l'avis du CES ou le commentaire des conseillers de l'outre-mer ?
 
Interviewé par un journaliste de St-Barth qui l'interrogeait sur "l'intérêt" du CES, voici ce que répondait Christian LEDEE :
 
" Dans le cadre de son examen du problème, le CES vient de proposer de renforcer l'apprentissage de l'économie dans le cursus scolaire en rendant l'enseignement des sciences économiques et sociales obligatoire et non plus optionnel. Si cette idée est reprise dans les programmes scolaires, la paternité en reviendra au Gouvernement. Pour autant, il s'agira bel et bien d'une proposition du CES".

Dont acte !


Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /2008 12:49

CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL

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ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE DU MERCREDI 19 NOVEMBRE 2008

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DÉBAT D’ACTUALITÉ

Intervention de Monsieur Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du Fonds monétaire international

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DEBAT D'ACTUALITE

Intervention de M. Dominique Strauss-Kahn,

Directeur général du Fonds monétaire international


M. Dermagne, Président du Conseil économique, social et environnemental

 

Monsieur Dominique Strauss-Kahn, monsieur le Directeur général du Fonds monétaire international, merci encore une fois d'être venu de Washington pour vous exprimer devant notre assemblée.

L'avis sur la situation financière sur lequel travaille notre section spécialisée, comme notre avis de conjoncture en cours d'élaboration, sera très largement éclairé par vos déclarations. Nous ne manquerons pas, monsieur le Directeur général, de les diffuser lors de la convention annuelle de tous les présidents de Conseils économiques et sociaux d'Europe, le 28 novembre prochain, et lors du Conseil annuel de l'organisation mondiale des Conseils économiques et sociaux, qui se tiendra le 11 décembre.

Cela résume les raisons pour lesquelles c'est avec grand plaisir, Monsieur le Directeur général, que nous vous cédons la parole et que nous allons vous écouter.

 

M. Strauss-Kahn

 

 

.- Monsieur le président, permettez-moi de vous saluer, ainsi que tous les membres de cette assemblée. J'y reconnais beaucoup de visages, et même un certain nombre d'amis ; j'espère qu'ils ne m'en voudront pas de cette familiarité.

Je voudrais vous saluer et vous dire combien il est important pour moi d'avoir l'occasion de m'exprimer devant vous. Nous avons eu des discussions sur le rôle que pouvaient jouer le Conseil économique, social et environnemental et les Conseils économiques et sociaux dans différents pays. Je sais les efforts que vous faites pour que se multiplient ces assemblées dans les démocraties naissantes, parfois dans les plus anciennes qui n'avaient pas jugé bon d'en mettre en place.

A côté des assemblées parlementaires traditionnelles, il est très utile qu'existe un lieu de débat non partisan, mais où cependant chacun a ses idées, ce qui est bien normal, qui représente, sans doute différemment selon les pays mais selon votre modèle, la société civile, ce qu'elle peut apporter, des points de vue différents.

La dernière fois que je me suis exprimé à cette tribune, c'était il y a une dizaine d'années, lorsque j'étais le locataire de Bercy et que je venais de façon plus formelle et plus traditionnelle vous présenter les éléments de la loi de finances. Depuis, j'ai toujours pris plaisir à regarder les travaux que vous pouvez conduire, pas tous, mais ceux qui touchent directement à mes centres d'intérêt. Je ne peux pas vous cacher le plaisir qui m'est donné de pouvoir à nouveau m'exprimer devant vous.

Le plaisir s'arrête là, le sujet étant plutôt grave. ..........

 

 

Vous souhaitez le texte intégral de l'intervention de DSK ?

Disponible au format .pdf, faites en la demande à laurentfuentes@yahoo.fr

Par Laurent Fuentes - Publié dans : points de vue
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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /2008 19:42

Le groupe del'outre-mer a, à sa demande, été saisi par le bureau du Conseil Économique Social et Environnemental pour un projet d'avis relatif à Offre de santé dans les collectivités ultramarines. Afin de mener à biens ses travaux, ma collègue Jacqueline ANDRE, Conseillère de Saint-Pierre et Miquelon visitera l'ensemble des DOM, TOM et COM. Ainsi, elle se rendra en Janvier prochain à Saint-Martin où, en compagnie d'experts, elles rencontrera les professionnels de santé locaux.

Voici le texte de cette saisine:

"Ces dernières années, la législation a défini un cadre de référence de la politique nationale de santé publique. Cette  politique  se  décline  en différents  schémas  adaptés à chacune des régions afin d’élaborer des politiques locales tant dans le domaine de l’organisation de l’offre de soins (SROS) que dans celui de l’éducation pour la santé (SREPS).

 

Dans le prolongement des réformes nationales, l’une des propositions de la commission de concertation sur  les missions de l’hôpital présidée par Monsieur Gérard LARCHER vise à mettre en place  des projets de santé de territoire qui seraient établis en cohérence avec les schémas déjà existant dans les champs du sanitaire, de la vieillesse et du handicap.

 

On tombe malade là où l’on est d’où l’importance du territoire, lieu où s’acquiert, se conserve et se retrouve la santé.

 

L’application de la politique nationale de santé publique, conçue pour  la métropole est rendue parfois malaisée voire incomplète outre-mer au regard des caractéristiques  statutaires, géographiques, économiques et sociales des  11 collectivités.

 

La santé et son maintien constituent un investissement social majeur, les populations ultra marines sont en droit d’attendre une offre de santé la plus adaptée possible à leurs besoins dans le respect des principes fondamentaux du système de santé français qui sont l’égalité d’accès aux services de santé quel que soit le lieu de résidence sur le territoire national, la qualité des services et la solidarité.

 

S’il existe des rapports parcellaires relatifs à chaque territoire ultra marin, aucun regard global sur l’organisation de la santé outre-mer ne semble avoir été porté. Sans doute le Conseil Économique et social pourrait-il aujourd’hui combler cette lacune.

 

A partir des orientations définies au plan national, le CES pourrait se saisir d’un projet de rapport et d’avis  fondé non pas  sur l’offre de soins existant  mais sur l’analyse des besoins en santé dans chacune des collectivités d’outre-mer. Cette analyse pourrait conduire  à proposer des réponses visant le plus possible la qualité et l’égalité de traitement dans les prises en charge sanitaires des populations concernées  compte tenu du contexte spécifique de chaque territoire ultra marin.

 

 Après un rappel forcément nécessaire des compétences en matière de santé, les travaux porteraient sur l’état des lieux  de l’offre de santé dans chaque collectivité d’outre-mer.

 

Ensuite, il s’agirait d’identifier les besoins spécifiques, les déficits dans les prises en charge et le socle de base indispensable pour garantir la sécurité sanitaire, notamment les dispositifs de veille et d’alerte et une prise en charge optimale.

 

Après avoir identifié les progrès réalisables, le CES pourrait alors proposer, pour chaque territoire ultramarin, des orientations  pour répondre le mieux possible, dans une optique de sécurité et de qualité maximales, aux besoins de soins, de prévention et d’éducation pour la santé.

 

 

Ces rapport et projet d’avis pourraient être confiés à la section des affaires sociales pour la fin du 1er semestre 2009."

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 13:52

Nicolas Desforges actuel Directeur de Cabinet de secrétaire d'état à l'outre-mer Yves JEGO nommé Préfet de Guadeloupe avec prise de fonction début Décembre 2008, c'est son adjoint actuel Laurent PREVOST qui lui succédera.

 

J'ai rencontré Laurent PREVOSTlors de la réunion qui avait pour but  les différents engagements de l'état face  à la collectivité et leurs stades d'avancement.

 

Le futur Dir-Cab de M. Jégo semble être un pragmatique qui aura à coeur (comme le souhaite son ministre) de faire avancer au mieux les dossiers qui nous concernent.

 

Pas de "bol" cependant puisque le début de sa direction sera marqué par la farce de l'amendement dit de "M. La Verpillière".... on peut rêver mieux.

 

 

Par Laurent Fuentes
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 13:35

Chers amis,

Que dire de plus que ce que résume ci-dessous le point.fr.

Si nous pensions (si vous pensiez) avoir des appuis (techniques et politiques) à Paris, force est de constater que nous somme dans un pays où parfois la stricte application de la loi (organique) est une quasi-gageure.

 

 

Voici l'article du point :

"

Les deux collectivités d'Outre-mer de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy (Antilles) n'auront qu'un seul député, ou un député commun avec la Guadeloupe, et non pas un député pour chaque île, contrairement au projet du gouvernement, selon un amendement adopté jeudi à l'Assemblée.

Dans le cadre du "paquet électoral", l'amendement, déposé par le rapporteur UMP Charles de La Verpillière, supprime une partie du projet de loi qui prévoyait que "le nombre de députés ne peut être inférieur (...) à un pour chaque collectivité d'outre-mer".

Pour Saint-Martin (35.000 habitants) et Saint-Barth (8.000 habitants), "le gouvernement aura le choix entre les intégrer dans une circonscription de Guadeloupe, ou de prévoir un député pour les deux", a déclaré M. La Verpillière.

En soutenant cette disposition, Jean-Luc Warsmann (UMP), le président de la commission des lois, a rappelé que "c'est le Sénat qui représente les collectivités, les députés sont d'abord là pour représenter la population".

"Ces deux sièges (de députés) ont été créés par la loi organique du 21 février 2007 qui a érigé les deux îles en collectivités distinctes de la Guadeloupe", a souligné le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Alain Marleix, en rappelant que ces deux sièges n'avaient toujours pas été pourvus.

"Représentant mon collègue Yves Jégo (outre-mer), je ne peux donner un avis favorable à cet amendement, c'est à vous d'en décider", a-t-il ajouté.

M. Jégo avait indiqué quelques heures auparavant que Saint-Martin et Saint-Barthélémy auraient bien chacune un député. M. Jégo avait invoqué un engagement du président de la République.

"

 

 

 

Par Laurent Fuentes - Publié dans : points de vue
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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /2008 19:05

Dominique Strauss-Kahn




Mercredi 19 Novembre 2008, le Directeur du Fonds Monétaire International (FMI) M. Dominique STRAUSS-KAHN s'adressera aux conseillers éconmiques et sociaux nationaux réunis en plénière.

Je ne manquerais pas de vous rapporter la teneur de cette intervention.

Par Laurent Fuentes
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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /2008 21:12

Certains d'entre vous l'ont peut-être lu sur le journal de la Collectivité "Point.Com" , j'avais, en Octobre dernier, avec le parrainage du Vice Président Daniel Gibbs et la précieuse collaboration de Roger Moreau (Président le FIPCOM), réuni les représentants des principales banques de Saint-Martin.

A cette occasion, j'avais pour propos d'entendre ces professionnels sur le thème de la crise financière et économique que le monde traverse depuis plusieurs semaines et plus précisément les effets de cette crise sur :

. l'économie saint-martinoise
. les politiques de distribution de crédit dans les banques

Il en ressort que du point de vue des banquiers"..Saint-Martin n'a pas attendu cette crise.. pour être en crise". Au contraire, les entreprises saint-martinoise seraient (pour la plupart) encrées dans des difficultés devenues structurelles et  dont les principaux ingrédients sont:

. une partité défavorable et durable de l'€uro avec le Dollar américain
. une offre de services et de produits redondante et supérieure à la demande
. une modification sensible des  comportements de consommation

Les banquiers m'ont également confirmé qu'aucune "instruction" particulière en matière d'offre de crédit ne leur avait été adressée dans le contexte actuel. Néanmoins, les nouvelles demandes de concours bancaires seront accueillies avec un degrés d'exigence supérieur devant ceux qui les émettent :

. fiabilité, qualité et réalisme du projet
. solidité des garanties proposées
. rigueur comptable et administrative (Bilan et compte de résultat à jour)

Par ailleurs, et dasn un tout autre domaine, le VP Daniel GIBBS a exprimé sa surprise de ne compter aucun banquier français dans les pools bancaires accompagnant les grands projets du moment.

Il souhaite à cet égard que les banques de la partie françaises (déjà habituées à travailler en pool) que lors de visite sur l'île d'investisseurs potentiels, les banquiers français soient représentées lors des réunions de travail ou d'ébauche de projet.

Il m'appartient à ce sujet de trouver les modalités d'un tel fonctionnement et de le soumettre au VP GIBBS et aux banquiers.

D'autre part, si j'ai pu regretter l'absence de M. Bissainte (BFC) et de Mme Amour (BNP), j'ai pu, avec grand plaisir et intérêt, entendre les propos de M. Claude LIEGEON Secrétaire Général de la Préfecture Déléguée de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy sur le thème des moratoires fiscaux et sociaux au profit des entreprises.

M. Liegeon conçoit qu'en ces temps de disette économiqueles entreprises de Sain-Martin cherchent à ménager leur trésorerie par tous les moyens mis à leur disposition. Si, comme on l'a vu dernièrement, il peut exister des solutions globales (Report cotisations ASSEDIC du 3ième Trimestre 2008 de 1 à 3 mois) M. Liegeon a souhaité insister sur les possibilités au CAS PAR CAS qui sont envisageables et qui permettent  d'obtenir des délais de paiement plus ou moins importants sur les dettes fiscales et sociales (émises) des entreprises.

Pour en bénéficier, les demandeurs doivent se rapprocher des services de M. Liegeon à la Préfecture.

L'ensemble des paticipants ont convenu d'une nouvelle rencontre en Décembre prochain.





Par Laurent Fuentes
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /2008 15:09

L'article 43 du projet de loi de finances initiale
pour 2009 est un mauvais coup porté à l'outre-mer

 


 

Sur l'ensemble des propositions faites par la commission parlementaire dite « sur les niches fiscales », il ne reste dans le projet de loi que trois mesures de réduction des incitations fiscales énumérées dans le rapport, qui en cite 486.

 

L'une de ces mesures touche un des instruments de développement essentiel de l'outre-mer, la défiscalisation des investissements qui y sont réalisés.

Un des motifs invoqués est l'équité fiscale, le dispositif permettant, nous dit-on, à certains foyers fiscaux d'être totalement exonérés d'impôt. Or le mécanisme même de la réduction d'impôt n'encourage pas particulièrement un foyer fiscal à s'engager dans cette voie.

Prenons comme exemple un salarié célibataire, gagnant 266 000 € par an. Il se situe dans une des tranches de revenus les plus élevés. Son IRPP atteindrait environ 89 000 €. Il peut être tenté de chercher à le réduire. S'il choisit l'investissement outre-mer la réduction d'impôt à laquelle il aura  droit sera de 50 % de  « l'investissement » qu’il aura effectué. Pour éliminer complètement son impôt il devra donc financer un projet outre-mer à hauteur de 178 000 € soit les 67 % de son revenu. Cela paraît-il raisonnable, même en empruntant ? Évidemment non ! D'autant plus qu'à la fin de la période de conservation de l'investissement financé, il n'aura récupéré qu’au plus 124 000 € sur les 178 000 qu'il a versés, le reste étant acquis à l'investisseur final. En définitive, si on tient compte des frais divers d’intermédiation et des négociations avec l’investisseur final, son exonération d'impôt se limitera à un avantage net de 18 à 25 000 euros, si tout s'est bien passé.

 

L'expérience montre que l'incitation aux investissements outre-mer est surtout un système de financement, les « défiscaliseurs » étant rarement tentés de rester  partenaires de l'investissement, et a fortiori d'en être les opérateurs. Leur seul avantage net théorique est égal au plus à 40% de la réduction d’impôt, mais on a vu que dans la réalité, c’est en fait à 20%.

Ce projet de plafonnement sélectif qui figure dans le projet de loi de finances aura pour résultat de décourager les foyers fiscaux à la recherche de diminution d'impôt de financer des investissements outre-mer. Il leur restera, d'après le chiffre de la commission 483 autres possibilités de défiscaliser, et peut-être même 485 puisque les avantages fiscaux des deux autres mesures visées, la loi Malraux et la location meublée, eux, permettent d'enrichir leur patrimoine. Soulignons au passage que le plafonnement prévu dans l’éphémère « loi Paul » a juste eu le temps de décourager les projets de l’époque. Est-ce ce que l’on souhaite ?

 

Il faut ajouter à ces considérations générales une, plus particulière, qui concerne les grands investissements, comme les hôtels, le câble numérique, les avions, dont le montant est tellement élevé qu'il ne sera plus possible de réunir les sommes nécessaires sauf à organiser  un appel public à l'épargne. Or cette procédure lourde n’est manifestement pas adaptée à des investissements industriels ou hôteliers, ou tout investissement présentant un risque, qui serait refusé par l’autorit é des marchés financiers. En tout état de cause, les montages seront encore plus longs et complexes, donc plus coûteux, et une partie supplémentaire de financement passera à rémunérer le travail des intermédiaires.

 

En décourageant les investissements nécessaires au rattrapage du retard de l'outre-mer en matière d’activités et d'infrastructures productives, on condamne le développement de ce dernier. Ces mesures, qui vont être prises dans un environnement déjà perturbé par d’autres décisions, laissent augurer de graves difficultés dans les milieux fragiles que sont les collectivités d'outre-mer de la République.

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Colloque de sur l'outre-mer au

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