La pensée du jour !

La politique et l’économie sont liées l’une à l’autre comme le sont l’action et la vie.

Charles De Gaulle

groupe Outre-Mer du CESE

Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 12:18
Les propositions du Conseil économique, social et environnemental Fiscalité écologique et financement des politiques environnementales »

Concernant la taxe carbone, le CESE constate qu’il s’agit d’une mesure voulant donner un signal prix mais ses conditions d’élaboration et de mise en oeuvre rendent celui ci peu audible. Un signal prix doit s’inscrire dans la durée et dans un ensemble de mesures.

Le CESE regrette que le financement des transitions environnementales soit abordé sans cohérence d’ensemble des dispositifs fiscaux et financiers et sans une perspective de long terme dépassant la seule fiscalité environnementale, intégrant une évolution des modes de production et de consommation.

Le CESE recommande de mieux prendre en compte les inégalités face aux contraintes énergétiques, d’encourager des mesures améliorant l’efficacité énergétique et d’engager, dans la concertation, la plus large des politiques structurantes d’aménagement de l’espace et d’évolution des activités économiques.

Pour mieux prendre en compte les contraintes énergétiques pesant sur les ménages, le CESE partage la préoccupation d’une compensation différenciée pour les ménages. Il préconise de tenir compte de leurs capacités contributives ainsi que de leur exposition à la taxe carbone. Tenir compte des contraintes énergétiques doit également conduire à des dispositifs adaptés d’efficacité énergétique.

Le CESE propose que la taxe payée par les ménages, les entreprises, les collectivités locales soit affectée à des fonds dédiés à l’efficacité énergétique, permettant une mutualisation des investissements.

Le CESE souhaite que les études d’impact , qui sont réalisées avant l’adoption des mesures législatives, intègrent mieux les conséquences sociales et environnementales des mesures proposées. De façon générale, les évolutions vers une économie bas carbone modifiant profondément les processus de production et les emplois doivent faire l’objet d’un dialogue social approfondi impliquant l’État et les partenaires sociaux .
Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 23:16

Le Bureau du Conseil économique, social et environnemental préconise l’abandon, dans les conditions actuelles, du projet de fiscalisation de certaines indemnités d’accident du travail.

 

Le président de l'Assemblée nationale, M. Bernard ACCOYER, a décidé de consulter le Conseil économique, social et environnemental sur la fiscalisation éventuelle des indemnités d'accident du travail (cf. " BQ" des 29 et 30 septembre et du 1er octobre). Rappelons (cf. " BQ" du 24 septembre) que cette proposition, avancée par M. Jean-François COPE, président du groupe UMP de l’Assemblée nationale, avait suscité des controverses.

 

Le président du Conseil économique, social et environnemental, M .Jacques DERMAGNE, a répondu au président de l'Assemblée nationale, précisant que sa réponse " ne constitue pas un avis de l’assemblée (...) même si tous les groupes ont été consultés ", mais " reflète la position du Bureau au sein duquel tous les groupes représentant la diversité des organisations de la société civile disposent d’une voix " :

 

" Les représentants des groupes du Conseil économique, social et environnemental entendent les arguments des promoteurs du projet de fiscalisation des indemnités de courte durée", écrit M. Jacques DERMAGNE, qui rappelle par ailleurs que l’Assemblée qu'il préside est très " attachée à l’universalité de l’impôt associée à la justice sociale "étant" consciente de la nécessité impérative de réduire les déficits publics". Ainsi, il existe " une large majorité de groupes pour soutenir toutes mesures visant un rétablissement de l’équilibre des comptes publics en agissant d'abord sur la dépense mais également sur le niveau des prélèvements obligatoires ".

 

« Cependant, une évolution dans ce domaine ne peut se concevoir en dehors d'une approche globale de l'ensemble du système ". En effet, poursuit le président du Conseil économique, social et environnemental, " au nom de l’équité et de la justice sociale, ces mesures ne sauraient revêtir un caractère parcellaire désavantageant une catégorie de la population ; en outre, " même si les accidents du travail sont en diminution (...) les contribuables concernés apparaissent en quelque sorte comme des bénéficiaires involontaires d'une niche fiscale ".

 

De fait, "il semble injuste de les stigmatiser par une mesure spécifique, d'autant que cette sanction financière sera sans conséquence sur une évolution quelconque du volume ou de la gravité des accidents du travail ".

 

Or, écrit M. Jacques DERMAGNE, « les victimes d’accidents du travail demeurent des victimes et les indemnités qu'elles perçoivent à ce titre ne doivent pas (...) même lors d’une interruption temporaire d'activité, relever d’un traitement fiscal différent de celui des autres indemnités obtenues par exemple à l' occasion d'un accident de la circulation ".

 

Enfin, poursuit le président du Conseil économique, social et environnemental, " les indemnités journalières visées par le projet de fiscalisation présentent un caractère forfaitaire limité à 60%% du salaire plafonné ; elles ne compensent donc que partiellement la perte de rémunération due à l’accident et la défiscalisation contribue à atténuer la perte de revenu ainsi engendrée.

 

Par ailleurs, " si ces indemnités devaient être soumises à l’impôt, les organisations syndicales paraîtraient fondées à revendiquer une hausse du montant alloué aux salariés, ce qui ne manquerait pas d’induire un accroissement des cotisations des employeurs et partant, une perte de compétitivité des entreprises ".

 

Il apparaît donc aux membres du Bureau du Conseil économique, social et environnemental que " prise isolément", cette mesure " est susceptible d'entraîner une détérioration du climat social, disproportionnée au regard de son avantage budgétaire, qui " serait de 150 millions d'euros ". En outre, cette mesure " risque de compromettre des avancées nécessaires dans la concertation entre partenaires sociaux sur la pénibilité et sur la prévention des accidents du travail, alors que le stress au travail devient un élément de plus en plus prégnant parmi les salariés "

 

Dans ces conditions, conclut la lettre du président du Conseil économique, social et environnemental," l’abandon de ce projet, qui aurait mérité une étude d'impact, serait le bienvenu dans l' immédiat, mais pourrait en revanche trouver sa place dans le cadre d’' une remise à plat de l'ensemble de notre système de prélèvements fiscaux et sociaux poursuivant deux objectifs complémentaires ; conforter la compétitivité et relever le potentiel de croissance de notre économie, tout en renforçant la cohésion sociale , ce qui suppose d'inscrire cet enjeu dans le cadre général de la recherche d'une plus grande justice sociale ; c' est la condition de l'acceptation par nos concitoyens de ces prélèvements et de leur efficacité au service de l' économie française ".

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 15:18

Les travaux des conseillers du groupe de l’outre mer au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) sont parfois méconnus tant les missions de l’assemblée consultative sont multiples et guidées par un agenda national.

 

Aussi, c’est avec un plaisir et une fierté non dissimulée que je vous informe que l’avis de ma consœur Jacqueline ANDRE-CORMIER sur l’offre de santé dans les collectivités ultramarines a été voté à l’unanimité par le CESE.

 

L’avis (dont le texte intégral est téléchargeable à : http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapport/Avis_J_ANDRE_CORMIER.pdf) trace un bilan sans concession de la situation de l’offre de santé outre-mer. Afin d’établir son rapport et son projet d’avis, Mme ANDRE-CORMIER a parcouru en quelques mois l’ensemble des 11 collectivités ultramarines françaises.

 

Dès lors, Mme ANDRE-CORMIER, accompagnée de son expert Jean-Philippe HARDY, s’était rendu à Saint-Martin en Février dernier. A cette occasion, nous avions organisé les rencontres avec les parties prenantes en la matière : DSDS, Hôpital, COM, Préfecture, Veille sanitaire, associations des médecins libéraux …. à qui j’adresse d’ailleurs mes sincères remerciements pour leur contribution à nos travaux.

 

L’avis de Mme ANDRE-CORMIER aborde tous les aspects du dossier sans restriction et ouvre des pistes de réflexion tous azimuts : Promotion de la prévention et de l’éducation à la santé, la télémédecine, la coopération régionale, coopération entre les collectivités d’outre-mer, amélioration du recrutement et le financement des hôpitaux, optimisation des gardes et des urgences etc.


Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 15:00

Dans un décret du 7 Mai 2009, le secrétaire d’état à l’outre-mer M. Yves JEGO fixe les modalités de consultation des associations de Saint-Martin dans le cadre du renouvellement de l’assemblée consultative pour la mandature 2009-2014.

 

De quoi s’agit-il exactement ?

 

Cela peut surprendre, mais les mandats des conseillers pour Saint-Martin et Saint-Barthélemy arrivent déjà à échéance. Nommés en cours de mandature (mai 2008) nous n’échappons pas au renouvellement de la totalité de l’assemblée.

 

Si les sollicitations et les consultations du secrétariat d’état à l’outre-mer et des services de l’état respectent un agenda classique, il y lieu d’être prudent quant au calendrier et aux modalités réelles de renouvellement car, en tous points cette fin de mandature est tout à fait exceptionnelle.

 

En effet, la loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Vème République (n° 2008-724 du 23 juillet 2008) comporte un volet important qui concerne le Conseil Economique Social et Environnemental.

 

Si la mission du Conseil Economique Social et Environnemental est confirmée, voire confortée,  par la loi, celle-ci induit que l’assemblée soit réformée dans sa composition, son fonctionnement ou encore son mode de saisine.

 

Ainsi, le chef de l’état Nicolas SARKOZY a sollicité le conseil afin d’imaginer des pistes de réforme qui répondent à ses aspirations novatrices. Diverses orientations lui ont été soumises en ce sens.

 

Idéalement, la loi organique issue des ces pistes de réforme devrait être débattue ou étudiée au Conseil d’Etat au moment où j’écris ces lignes afin d’en permettre l’application pour l’entame de la nouvelle mandature en septembre prochain.

 

La réalité est un peu différente, des incertitudes demeurent et l’outre-mer est directement concernée :

 

1/ Certaines pistes de réforme (dans leur volet : composition et représentativité au sein de l’assemblée) ne conservent pas de représentation de l’outre-mer en l’état.

 

2/ Même si la représentation de l’outre mer était confirmée, rien ne me permet, à ce jour,  d’être certain du maintien des 11 conseillers.

 

3/ Dans l’hypothèse où la loi organique régissant la nouvelle assemblée (une fois réformée) n’était pas votée dans l’immédiat, on peut imaginer que l’actuelle mandature soit prorogée de quelques mois en attente de la dite loi et de sa promulgation.

 

 

Il est donc normal, qu’en l’espèce, les services de la préfecture respectent un agenda classique de consultation. Pour plus d’information sur la réforme du Conseil Economique Social et Environnemental vous pouvez consulter les pages du sénat : http://www.senat.fr/rap/r08-389/r08-3890.html

 

Le groupe de l’outre-mer au Conseil Economique Social et Environnemental, conscient des besoins de réformer et de moderniser une assemblée dont les avis sont de plus en plus écoutés et suivis par les gouvernements successifs, plaide et œuvre néanmoins au maintien d’une représentation ultramarine forte, cohérente et respectueuse de ses diversités.

 

 

Je vous remercie.

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 15:02

"Le 9 novembre 2004, le Bureau du Conseil économique et social a confié à la délégation pour l’Union européenne la préparation d’une communication intitulée : « Situation de la France au regard des indicateurs de Lisbonne ».

La stratégie de Lisbonne vise à faire de l’Union européenne, d’ici 2010,  « l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ». Cette stratégie recourt à une méthode incitative, la « méthode ouverte de coordination »  (MOC), qui a pour objet le rapprochement de la situation des différents États membres évalués par rapport à des objectifs chiffrés à l’horizon 2010.

Une batterie d’indicateurs structurels, approuvés par les Conseils européens, a été définie à cette fin. Se rapportant aux trois piliers de Lisbonne (économique, social et environnemental), ces indicateurs chiffrés mesurent la situation de chaque pays au regard de l’économie générale, de l’emploi, de l’innovation et de la recherche, de l’intégration des marchés, de la cohésion ........"

La suite :
Avis du CES en 2005

Régulièrement le Conseil produit ce que l'on appelle une "Note d'Iéna" et qui, en l'espèce, fait un rapide tour d'horizon des dits indicateurs concernant la France. La dernière mouture des indicateurs sera en ligne dans quelques jours ..... stay tuned !!!

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /2009 15:35





Dans un avis voté au CESE début 2009, ma collègue Françoise GENG mettait l’accent sur l’importance des RSMA (Régiment du Service Militaire Adapté) … « chaînon manquant  du dispositif général d’éducation et de formation tout au long de la vie, constituant une passerelle entre formation initiale et formation continue ».

 

A cet égard, une des préconisations du groupe de l’outre –mer au CESE était de renforcer ce dispositif notamment en matière de « places » disponibles. On sait que, basées sur le volontariat, les admissions au RSMA pour les jeunes saint-martinois se font en Guadeloupe sur les sites de Dugommier et de la Jaille.

 

Pour ma part, conformément à mes propos lors de la campagne pour les élections territoriales de 2007, j’ai toujours considéré que Saint-Martin ne pouvait se satisfaire « durablement » d’un dispositif implanté en Guadeloupe et que les décideurs devaient envisager sans délais une solution locale et donc plus adaptée aux besoins de notre jeunesse.

 

C’est un message que j’ai martelé sans cesse devant mes différents interlocuteurs nationaux tant au niveau du Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer que du Conseil Economique Social et Environnemental.

 

On sait par ailleurs l’investissement et l’engagement du Sénateur L-C Fleming dans ce dossier.

 

Les dernières informations relatant une augmentation des capacités d’accueil des RSMA ne laissaient pas transparaître de dispositions spécifiques ou propres à St-Martin.

 

Aussi, c’est avec surprise mais non sans une immense satisfaction (que je n’ai d’ailleurs pas dissimulée) que j’ai entendu M. Jégo nous annoncer que la décision était prise d’installer le SMA à Saint-Martin. Il a d’ailleurs invité le Pdt de la Collectivité M. Frantz GUMBS à l’informer quant à la disponibilité de terrains répondant au cahier des charges de telles infrastructures.

 

Une décision de ce type, a fortiori venant des plus hautes sphères de l’état, ne se prend pas à la légère et j’imagine que les points de vue de nombre de parties prenantes ont été entendus tant au Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer, qu’à l’intérieur ou encore aux Finances ou à la Défense.

 

A cet égard, j’ai la faiblesse de penser que les recommandations du Conseil Economique Social et Environnemental, de sa section des Affaires Sociales et plus modestement, des conseillers du groupe de l’outre-mer où j’ai l’honneur de siéger, furent déterminantes dans un tel engagement du chef de l’état relayé par le secrétaire d’état à l’outre-mer.

 

L’ouverture d’un RSMA à St-Martin est porteuse d’espoir et je me réjouis d’une telle décision.

 

Merci à tous ceux qui y ont contribué.

 

 

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 17:15

Chers amis,

Comme vous le savez, le 9 Décembre dernier, le groupe de l'outre-mer au C.E.S.E. organisait le colloque "Une ambition pour les Outre-mers, un enjeu pour l’Europe” . Riche des ses débats et de la qualité de ses participants, grands témoins et orateurs, il fut un succès reconnu de tous.

Les actes du Forum "Une ambition pour les Outre-mers, un enjeu pour l’Europe” sont désormais disponibles sur le lien ci-dessous. A bientôt.


Les actes du Forum Outre Mer au CESE

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /2009 14:37

Bonjour à tous,

Le 17 Février dernier, j'ai, au nom du groupe de l'outre-mer au Conseil Economique Social et Environnemental , écris une lettre à Olivier Biancarelli, conseiller outre-mer auprès du chef de l'état.

Extraits :

onsieur le conseiller,

M

 

Je m’appelle Laurent Fuentes et je suis le représentant de la Collectivité de Saint-Martin au Conseil Economique Social et Environnemental National (CESE).

 

Colistier de l’actuel sénateur de Saint-Martin M. Louis-Constant FLEMING aux élections territoriales de 2007, j’avais renoncé en Aout 2008 au mandat de conseiller territorial afin de me consacrer exclusivement à celui que j’exerce au CESE.

 

Les socioprofessionnels de Saint-Martin, à l’instar du reste de la population, assistent, majoritairement incrédules, aux événements qui bouleversent la Guadeloupe et ses fragiles équilibres.

 

Majoritairement incrédules dis-je car une infime minorité tente de trouver, pour l’instant en vain,  l’équation de la contagion du phénomène jusqu’à nous.

 

Peu importe, ici et aujourd’hui, d’apprécier la qualité et le timing de la gestion de la crise en amont ; même si en l’occurrence l’engagement du Secrétaire d’Etat M. Yves JEGO est à saluer. Peu importe, ici et aujourd’hui, de donner un vrai nom à ce conflit : social, économique, politique, communautaire ou tout cela à la fois. Oui peu importe. Ce qui devient important c’est d’en tirer des conclusions durables et en abordant, sans a priori, le dossier des outremers.

 

Car c’est bien là qu’est la difficulté. Si le colloque organisé au Conseil Economique Social et Environnemental le 9 décembre dernier a levé quelques incertitudes aux yeux des « non initiés », la diversité des problématiques d’un outremer à un autre fut l’une des principales révélations. Il n’y a donc pas de solutions toutes faites ou de remèdes miracles monocordes s’appliquant à tous avec les mêmes effets. Il est peut-être temps, Monsieur le Conseiller, de prendre en compte les spécificités des outremers français.

 

Le colloque avait par ailleurs révélé nombre de potentiels (humains, économiques, environnementaux) de nature à offrir aux ultramarins des leviers structurants porteurs de visibilité, de stabilité et d’espoir.

 

Dans le contexte actuel, je me réjouis de la convocation des élus d’outremer par M. le Président de la République M. Nicolas Sarkozy en ce mois de Février.

 

Réjouit, certes, mais je ne peux cependant retenir un sentiment de frustration  dans la mesure où le point de vue du monde socioprofessionnel (représenté par le Groupe de l’Outremer au Conseil Economique Social et Environnemental) ultramarin sera, en tout cas en partie, absent des débats qui se tiendront dans cette réunion et celles qui suivront.

 

Si la crise de la Guadeloupe est révélatrice de situations et de difficultés socioéconomiques partagées par l’ensemble des outremers français, il me semble que la contribution de nos conseillers économiques et sociaux et environnementaux eut été de nature à, à minima, apporter une approche « terrain » à ces débats.

 

 N’oublions pas, en effet, le travail considérable du Conseil Economique Social et Environnemental sur des sujets concernant directement la vie en outremer (La pêche, Projet de loi programme, Défense 2ième chance, les orientations touristiques, les services à la personne, l’eau, les jeunes dans les quartiers populaires, le surendettement des ménages etc.). La lecture, parfois tardive, des avis du conseil révèle, avec probité, l’à-propos de nos indications et recommandations.

 

Il me semble à cet égard que l’expérience et l’engagement des Conseillers Economiques Sociaux et Environnementaux de l’outremer confortés par leur connaissance parfaite du terrain devraient être pris en compte dans la réflexion en cours.....

 

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 13:16

Le groupe de l'outre-mer au CES-E a collégialement écrit au Premier Ministre sous la signature de son président de groupe Michel PAOLETTI. Nous persistons à penser que les incitations fiscales largement revues à la baisse sur le projet LODEOM et interdisant tout projet important sont de nature à affaiblir encore plus nos territoires et leusr économies.



Monsieur le premier ministre

 

Notre groupe se réjouit de voir que vous avez ouvert votre réflexion sur l'outre-mer à l'ensemble des collectivités, après la priorité légitime que vous avez accordée aux départements d'outre-mer. Les problèmes  de ces terres françaises lointaines sont en effet marqués par les mêmes retards d'infrastructures, la fragilité des marchés intérieurs, la difficulté et le coût d'accès, et même si les cultures des différentes populations qui les habitent sont différentes, elles méritent toutes l'attention et le respect.


Depuis de nombreuses années des mécanismes d'incitation fiscale ont permis à de nombreuses activités économiques de s'établir et de se développer. Jusqu'à la crise que nous connaissons aujourd'hui le chômage avait diminué dans les départements d'outre-mer. Il était contenu depuis longtemps dans les collectivités de l'article 74 de la Constitution et en Nouvelle-Calédonie.

 


Une difficulté maintes fois signalée était l'instabilité des lois visant à développer l'outre-mer. C'est pourquoi tous les opérateurs s'étaient réjouis de l'intention affichée par le législateur en 2003, de stabiliser les mesures pour 15 ans, assortie d'un examen tous les trois ans de l'efficacité de la loi.

C'est ainsi que le Conseil économique social et environnemental avait été saisi de l'évaluation de la loi de programme pour l'outre-mer du 21 juillet 2003 et avait rendu son avis, le 2 juillet 2006, sur le rapport de M. Alain Saubert, en proposant un certain nombre d'aménagements Le Conseil avait été ensuite saisi du projet de texte qui devait devenir le projet de loi pour le développement économique de l'outre-mer, et avait rendu son avis, qui mentionnait déjà un certain nombre des problèmes qui se sont révélés par la suite.


Vous avez entrepris l'adaptation de ce texte pour lui permettre de mieux répondre à la fois aux objections rencontrées et à la situation de crise accentuée que connaît l'outre-mer. Au nom de mon groupe, je vous en remercie. Je souhaiterais cependant attirer votre attention sur l'une des difficultés qui subsistent, et non la moindre. En effet la loi de finances pour 2009 a instauré un plafonnement du montant défiscalisable pour les investissements réalisés dans nos collectivités. Une telle mesure rendra très difficile, voire impossible, le financement des grands investissements qui restent indispensables pour le développement ultramarin. La démonstration est facile à faire.

Ne serait-il  pas possible, devant la crise qui nous frappe, de suspendre l'application de ce plafonnement ?


Je vous prie d'agréer, Monsieur le premier ministre, l'assurance de ma haute considération.

Michel Paoletti

 

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 15:05



Le premier ministre saisit le conseil économique sur l'empreinte écologique :


Monsieur le Président,

 

Dans le cadre du grenelle de l’environnement, les travaux du groupe de travail N°6 « Promouvoir des modes de développement écologiques, favorables à la compétitivité et à l’emploi », ont souligné la nécessité d’élaborer des indicateurs relatifs à l’environnement et au développement durable en complément du produit intérieur brut.

 

« L’empreinte écologique » qui représente la surface nécessaire pour fournir les ressources consommées et pour assimiler les rejets d’une population donnée, faisait partie des indicateurs mentionnés par le groupe de travail, tout en étant contesté par certains de ses membres.

 

Dans sa note de problématique du 25 Juillet 2008, la commission STIGLITZ « Sur la mesure des performances économiques et du progrès social » évoque également la possibilité de recourir à cet indicateur pour évaluer l’impact global de chaque pays sur l’environnement.

 

Pour ses promoteurs, l’empreinte écologique est compréhensible par un large public et facilite en conséquence la prise de conscience en faveur des comportements éco-responsables.

 

Pour ses détracteurs, au contraire, l’indicateur souffre des limites qui compromettent sa pertinence.

 

La présence de scientifiques dans le camp des avocats de l’empreinte comme dans celui de ses contempteurs montre à l’évidence que le débat ne saurait être tranché sur la seule base d’arguments techniques.

 

Le choix consistant à recourir à cet indicateur ou au contraire à l’écarter doit en réalité tenir compte d’enjeux économiques et sociaux plus larges. De quelle information les hommes politiques, les citoyens et les acteurs économiques doivent-ils disposer pour prendre des décisions ou adopter des comportements favorables à un développement durable ? Quels indicateurs phares doit-on retenir pour envoyer les signaux les plus lisibles ? L’empreinte écologique doit-elle en faire partie ?

 

Cette problématique entre dans les compétences du CESE. En conséquence, le Gouvernement souhaite que votre institution, forte de la richesse de ses composantes, apporte un éclairage dans ce débat et formule un avis sur l’intérêt d’utiliser l’empreinte écologique comme indicateur, et en définisse les conditions.

 

Le rapporteur de cet avis pourra s’appuyer sur les services du Commissariat général au développement durable du Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, qui analyse actuellement la pertinence de cet indicateur sur le plan technique, et doit rendre ses conclusions en Mars.

 

Le Gouvernement apprécierait de disposer de l’avis du Conseil pour la fin du moi de Mai 2009.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance des mes sentiments les meilleurs

 

 

FRANCOIS FILLON

Par Laurent Fuentes - Publié dans : groupe Outre-Mer du CESE
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